Textes lus pendant la cérémonie

Le fil n’est pas coupé
(texte lu par Peggy Bonnaventure  : nièce)
La mort n’est rien.
Je suis seulement passé dans la pièce à côté.
Je suis moi, vous êtes vous.
Ce que nous étions les uns pour les autres, nous le sommes toujours.
Donnez-moi le nom que vous m’avez toujours donné.
Parlez de moi comme vous l’avez toujours fait.
N’employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel et triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi.
Que mon nom soit prononcé comme il l’a toujours été, sans emphase d’aucune sorte, sans une trace d’ombre.
La vie signifie tout ce qu’elle a toujours signifié.
Elle est ce qu’elle a toujours été.
Le fil n’est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de votre pensée simplement parce que je suis hors de votre vue ?
Je vous attends.
Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin.
Vous voyez, tout est bien.
Charles Péguy

(textes lus par Peggy Bonnaventure :  nièce et Matthieu Graff-Maddalena : petit fils)
Il faut nous aimer sur terre.
Il faut nous aimer vivants.
Je n’aime pas les cimetières.
Il faut nous aimer avant.
Ma poussière et ta poussière seront le jouet des vents.

Paul Fort

Pierre, Papa, Papoune,
Tu nous as aimés,
Tu nous l’as montré,
Tu l’as mis en actes

Merci

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